Les 5 niveaux de maintenance de notre résidence

Un beau navire, une belle usine, un bel avion donnent souvent au profane qui les voit de l’extérieur une impression de simplicité et d’automaticité (« ça marche tout seul… »). En fait, s’il en est ainsi c’est parce qu’à l’intérieur existe, entre autres, une organisation poussée qui en assure la maintenance à différents niveaux. Mutatis mutandis, il en va de même pour notre résidence : si elle est une des plus recherchées en centre-ville de Rennes, c’est notamment parce que sa maintenance est organisée avec méthode. Voyons comment.

Classiquement (cf. norme NF X 60-010), pour toute installation complexe, on définit 5 niveaux de maintenance, qu’on peut transposer à Ambroise-Paré comme suit :
Niveau 1-l’entretien courant, suivant programme quotidien ou hebdomadaire, fait par le gardien.
Niveau 2-le gros entretien, par cycles semestriels, avec interventions un jour par semaine, fait par le gardien.
Niveau 3-l’entretien et le dépannage avec intervention de spécialistes, fait par une vingtaine d’entreprises sous contrats pluriannuels (ascenseurs, chaufferie, sécurité incendie, etc.) ; l’exploitation va souvent de pair.
Niveau 4-les travaux importants de maintenance corrective ou préventive mais sans grosse reconstruction, faits par des entreprises sollicitées à la demande, sur la base de devis, avec cahier des charges détaillé ou non.
Niveau 5-les rénovations (ravalements par exemple), reconstructions, mises en aux normes, faites par des entreprises spécialisées, sur la base d’une étude de maîtrise d’œuvre, elle-même choisie après appel d’offres.

Classiquement encore, de ces 5 niveaux, c’est le 2 qui est souvent le moins bien organisé par les maîtres d’ouvrage, en industrie comme ailleurs, principalement pour des raisons culturelles (les 3, 4 et 5 sont affaires de prestataires externes sur le savoir-faire desquels les donneurs d’ordre se reposent un peu, parfois trop… ; le niveau 1 est quasi-automatique et sa défaillance aisément détectable ; le niveau 2 est souvent jugé « trop ancillaire » par les donneurs d’ordre, et sa mauvaise exécution reste difficile à détecter.

C’est pour pallier cette difficulté et, si possible y porter remède, qu’à Ambroise-Paré a été mis progressivement en place depuis 2012 un programme dit de « gros entretien et maintenance » effectué par le gardien, avec recalage annuel suite à discussion avec lui de l’état des lieux et des besoins. Il y est consacré une demi-journée à une journée par semaine. Ce programme est affiché dans les 6 halls de la résidence afin que les résidents puissent s’y reporter et faire éventuellement des suggestions. Une enquête de perception auprès des résidents effectuée en 2013/2014 avait suscité un grand intérêt (taux de réponse nettement plus élevé que pour d’autres enquêtes, comme celles sur les jardins et les interphones) et plutôt de la satisfaction malgré les biais habituels en matière de réponses (oui à la question « faut-il en faire plus ? » ; non à la question « peut-on y consacrer plus de moyens ? »…).

Les programmes des 2 semestres courants sont disponibles en cliquant sur ce lien.

Le conseil syndical

Existe-t-il en France des lois qui définissent précisément comment doit fonctionner une copropriété ?

La loi la plus complète sur les questions de copropriétés est la Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis. Pour y accéder, tapez par exemple « loi copropriété » sur n’importe quel moteur de recherche (Safari, Qwant, Google, Yahoo, etc.).
C’est un texte long (50 articles, 60 pages) qui a été consolidé au fil du temps par beaucoup d’autres textes législatifs (37 lois, 11 ordonnances).

Si sa lecture in extenso vous effraie et si vous avez des questions précises concernant le droit des copropriétés, n’hésitez pas à nous les poser ; nous essaierons d’y répondre de notre mieux.

Le conseil syndical

Ascenseurs, mode demploi

(note d’information des résidents)

 

Les 6 ascenseurs de notre résidence sont des équipements électromécaniques, que nous devons « utiliser bien » si nous voulons éviter les pannes coûteuses, auxquelles on peut s’attendre compte tenu de leur âge, malgré la maintenance poussée dont ils font l’objet.

 

Utilisation « normale » (c’est-à-dire hors pannes) :

– veiller à ne pas bloquer les portes, en particulier en insérant un objet contre lequel la porte, en se fermant, rebondit (outre le choc, toujours dommageable, l’ascenseur enregistre le problème et, s’il y a répétition, se met en défaut : porte auto-bloquée ouverte pendant plusieurs minutes, ce qui immobilise l’ascenseur)

– veiller à ne pas forcer la serrure (les barillets sont coûteux et longs à remplacer, ce qui laisse le bâtiment librement accessible aux intrusions)

 

Que faire en cas de panne, hors situation de personne incarcérée dans l’ascenseur :

– si c’est dans les heures ouvrables, prévenir le gardien, à défaut le syndic (cf. tableau d’affichage) qui fera le nécessaire vis-à-vis de l’entreprise de maintenance

– si c’est en dehors des heures ouvrables, prévenir un membre du conseil syndical qui avisera s’il y a lieu d’appeler l’entreprise de maintenance immédiatement ou non (les interventions sont alors très coûteuses)

 

Que faire en cas de personne incarcérée :

– le contrat de maintenance prévoit une intervention 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, dans un délai d’une heure au maximum

– il faut appuyer sur le bouton (cloche) pendant une dizaine de secondes puis relâcher la pression

– un signal d’appel téléphonique (DTMF) se fait entendre plusieurs secondes : le laisser se dérouler

– puis une personne accuse réception de l’appel

– lui répondre en indiquant l’adresse et l’ascenseur[1]

– répondre aux questions de l’interlocuteur (nombre et état de santé des personnes incarcérées, etc.)

– se montrer patient et être à l’écoute des incarcérés supportant mal la situation[2]

– ne pas essayer de sortir par ses propres moyens, ne pas chercher à faire sortir des gens : seule ABH a les qualifications pour le faire.

 

Réflexions pour l’avenir :

– nos ascenseurs, bien que n’étant plus tout neufs (14 ans) sont en bon état et bien entretenus : ils respectent les normes, sont sûrs, et peuvent donner satisfaction longtemps si nous en prenons soin

– mais la technologie évoluant, et l’âge de nos résidents également, nous pourrons être amenés à les adapter dans les prochaines années : les résidents sont invités à faire part de leurs idées et des observations qu’ils auraient pu faire en d’autres lieux ; les faire au gardien, qui saura les répercuter là où il faut

– ne jamais demander au gardien d’intervenir en dépannage des ascenseurs : il pourrait risquer sa vie et celle des autres. Il sait qu’une telle intervention lui est interdite.

 

[1]    Soit le n° du bâtiment (A, B, C, etc.), soit son nom (Henri II, Charles IX, etc.), soit son numéro (écrit en gros dans la cabine et à l’extérieur)

[2]    Personnes âgées ou malades, familles avec enfants, etc.

 

A télécharger :

ascenseurs mode d’emploi.doc